Les Socios

Pau est incontestablement une ville sportive, mais ce que peu d’entre nous savent c’est qu’elle possède également de grandes équipes de soccer. Un dérivé du foot qui fait de plus en plus parler de lui. Aujourd’hui nous rencontrons Wilfrid Massez, qui nous parle de sa pratique et de son équipe : Les Socios !

Bonjour Wilfrid, parle nous un peu de toi et surtout dis nous en plus sur le soccer.

Bonjour Fiesta Mag ! Je m’appelle Wilfrid Massez, j’ai 35 ans et je pratique le soccer depuis environ dix ans. C’est un sport dérivé du foot, qui se joue à cinq contre cinq, et dont les premiers centres sont apparus, il y a une dizaine d’années en France.

Aujourd’hui c’est un sport qui devient très populaire car il permet de jouer sur une zone réduite, donc partout, mais surtout car sa pratique est basée sur le plaisir et non sur la compétition. C’est donc très ludique. On n’a pas nécessairement besoin d’entrainement, peu importe son niveau ! Le but est de se retrouver entre amis et de jouer.


Et donc il n’y aucune compétition ?

Si, il y en a de plus en plus même ! L’ancienne équipe dans laquelle je jouais "Soccer 64" a même était classée dans les quatre meilleures équipes françaises. J’ai la chance d’avoir été joué en Bulgarie, à Sofia. C’est une expérience humaine hors du commun, on a l’impression d’être un joueur pro alors qu’il ne s’agit que de compétitions amateurs.

Le but premier de tout ça, c’est de se retrouver entre potes mais une fois sur le terrain, on est compétiteur donc forcément on a envie de gagner. Et c’est dingue parce que les compétitions permettent aux joueurs de voyager. Il y en a partout dans le monde, en Chine, en Thaïlande, au Maroc…


Comment as-tu rejoint Les Socios?

Avec mon ancienne équipe, on était un peu arrivé au bout de ce qu’on pouvait faire. Nous avions tous un boulot et une vie de famille donc c’était devenu compliqué. Puis un jour, Arnaud Pommé a monté Les Socios et m’a proposé de me joindre à l’équipe. Nous avons de supers joueurs comme Julien Labat et Fabien Laclau qui ont joué longtemps au Pau FC, ou encore à Anglet.

Avec cette équipe j’ai retrouvé l’esprit d’une bande de potes et le niveau de bons joueurs. Parce que le soccer c’est surtout de la convivialité. Je pense que c’est pour ça que cette pratique a tant de succès.


Avec cette nouvelle équipe, vous faites aussi des compétitions ?

Oui. Nous avons participé à une compet’ le Foot 5 pro tour, organisé par Jérome Chastagnol qui est très connu dans le milieu. Nous étions très honorés car les équipes sont triées sur le volet, c’est une ligue fermée. Je connaissais déjà Jérome et lorsqu’il m’a proposé d’inscrire l’équipe, nous nous sommes lancés. Nous l’avons fait sans prétention, surtout pour la bonne humeur, le partage et le fair play, mais finalement nous nous sommes qualifiés pour les nationales !

Il est vrai qu’on cherche surtout à s’amuser mais on ne va pas sur le terrain pour perdre, donc on donne tout. Mais on essaye vraiment de garder un bon état d’esprit et de toujours coller à nos valeurs.

Est-ce que vous êtes soutenus par des partenaires pour participer à ces compétitions ?

Oui et heureusement d’ailleurs ! Nos partenaires, Bati Sud, BRB Avocats, Comptadour et Institut Cléopâtre nous permettent de financer les inscriptions aux tournois ou encore d’acheter nos équipements.


Comme l’équipe est récente, nous sommes encore en recherche de partenaires locaux qui partagent nos valeurs de convivialité et de respect des joueurs. En dehors de ça, nous finançons tout le reste. En tant qu’amateurs, tout est à nos frais. C’est donc un gros investissement à la fois financier et personnel bien sûr. Avoir de nouveaux partenaires nous permettrait d’aller plus loin dans nos compétitions et puis surtout de continuer à représenter notre ville.


Est-ce quelque chose qui compte pour vous tous, de représenter Pau et le Béarn ? 

Bien sur ! On se retrouve face à des équipes comme Paris, Bordeaux ou Marseille… Il y a des gens qui n’ont jamais entendu parler de Pau, qui ne connaissent absolument pas la ville.

C’est donc important pour nous de la représenter au mieux, d’en donner une belle image. Après tout, nous avons construit notre vie et notre équipe ici ; bien évidemment que nous sommes attachés à cette ville.


Puisque le soccer se joue à 5, combien êtes-vous actuellement dans l’équipe ?

Nous sommes une dizaine environ. C’est le minimum car parfois tout le monde n’est pas disponible entre le travail, la vie de famille… Et puis lorsque l’on part en compet’ il nous faut minimum huit joueurs, entre les changements et les risques de blessures, tout ça... Nous nous retrouvons chaque lundi à la Soccer ligue interne du Five à Bizanos


Le soccer, c’est que pour les hommes ?

Pas du tout ! Il y a également des équipes féminines qui commencent à se créer un peu partout. Le sport devient de plus en plus populaire et donc forcément ça se démocratise beaucoup, y compris chez les femmes.

Avez-vous un entraineur comme au foot traditionnel ?

Non, car comme il s’agit surtout de prendre du plaisir, de s’amuser, on en a pas besoin. Il y a peu d’équipes qui ont un entraineur en fait. Dans le soccer l’esprit ludique est vraiment primordial. Si l’on a une super équipe qui fait de la compétition c’est bien, mais le but c’est de se retrouver entre passionnés et de jouer ensemble. Il n’y a pas besoin d’entraineur pour cela. Mais dans Les Socios, nous avons la chance d’avoir tous déjà joué au foot à 11, donc on maitrise les bases. »


Il paraît que beaucoup de joueurs de foot ont eux aussi joué au soccer.

C’est vrai. En Amérique du Sud plusieurs joueurs ont d’abord fait du foot5 avant de devenir des stars du football traditionnel. En fait, la pratique se popularise de plus en plus. C’est plus facile de monter une équipe de joueurs dans une salle, il n’y a pas besoin de stade ni d’être beaucoup et en terme de technique il y a plus de liberté aussi. La Fédération commence d’ailleurs à se rendre compte de l’essor du foot à cinq et s’y intéresse désormais. Les grandes marques, elles, ont déjà compris la popularité du jeu. Adidas a par exemple déjà sponsorisé de grosses compétitions.


Que peut on vous souhaiter pour la suite alors ?

Que notre petite équipe continue d’évoluer je dirais, là nous sommes qualifié pour la final du Pro 5 à Lyon.

Il vrai qu’avec le soutien de nouveaux partenaires nous pourrions aller encore plus loin et c’est ce que nous espérons. Mais surtout on souhaite continué à valoriser notre ville et nous amuser entre amis, sans prétention !


Et bien c’est tout ce que nous pouvons souhaiter à Wilfrid et son équipe. Nous avons la chance de vivre dans une ville qui est représentée par des superbes équipes et il est certain que Les Socios méritent amplement leur place dans cette liste ! Affaire à suivre, de très prêt !


Fiesta Mag#20

Par Emma Arrieudarré

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