Asso de danse Sodade

En ce premier mois de cette nouvelle décennie, pas question de se terrer dans le froid de l’hiver ! On bouge son corps et on vous invite plutôt à danser avec l’association Sodade.

Rencontre avec Delphine et Silvain qui nous amènent hors de nos sentiers battus !


Bonjour à vous deux. Présentez-vous à nos lecteurs et parlez nous de votre belle association.

Bonjour Fiesta Mag ! Nous sommes Delphine et Silvain, un couple d’amoureux de la danse. Nous avons créé ensemble Sodade, qui propose des cours de danses indiennes, de Bollywood et de Kizomba. Notre but avec cette fusion est de faire partager notre passion de la danse, sans frontière. Nous proposons même des galas fusionnant toutes ces danses, et cela plait beaucoup ! C’est une invitation au voyage et à l’expression de soi.


Il est vrai que l’on connaît tous bien le Bollywood mais que sont les danses indiennes et la Kizomba ?

Les danses classiques indiennes sont décrites dans un vieux traité, qui est une sorte d’encyclopédie indienne antique définissant les arts. Traditionnellement, en Inde, les danses sont sacrées. Le Bollywood, dont le nom vient d’une contraction entre Bombay et Hollywood, s’en inspire bien sûr, mais est tiré surtout des films indiens contemporains. La Kizomba quant à elle, vient d’Angola. Elle est une fusion des genres musicaux et dansés que sont le Semba et le zouk.


Comment avez vous découvert la danse ? Avez-vous toujours pratiqués ?

- Moi, Delphine, je danse depuis plus de vingt ans et j’ai découvert ça un peu par hasard. En fait, je faisais du karaté en MJC et puis j’ai vu qu’il y avait un cours de salsa alors je me suis inscrite par curiosité. Puis je ne me suis jamais arrêtée et j’ai pratiqué un peu toutes les danses. Un jour j’ai participé à un stage de danses indiennes qui se déroulait sur Toulouse, et là ça a été le coup de foudre. Après cela, je me suis diversifiée dans la culture indienne. J’ai pris contact avec des profs sur Paris et j’ai appris le Kathak, l’une des sept danses classiques indiennes. Ensuite j’ai appris le Bharata Natyam et l’Odissi, puis je suis partie en Inde pour me former. Très rapidement, on m’a demandé de donner des cours. J’ai donc commencé par proposer des stages qui me permettaient de financer mon apprentissage. Au bout de trois ans, la demande ne cessait d’augmenter alors je me suis lancée et j’ai ouvert les cours. Je fais cela depuis 2005.


- Quant à moi, Silvain Saint-Just, j’ai toujours dansé et j’ai découvert la kizomba en 2001. Le rythme m’a immédiatement parlé du fait que ce genre musical est né en 1985 avec le groupe français le plus connu au Monde qu’est Kassav’ après qu’il se soit produit en Angola. La population et les artistes ont adoré le zouk et l’ont adapté à leur danse, le Semba. En 2006, je découvre celui qui sera mon mentor et est la référence mondial : Albir Rojas. Depuis sa création, des dérivés aussi bien musicaux que dansés ont vu le jour ; tel que l’urbankiz. J’ai pris le parti de suivre les pas de mon mentor en fusionnant l’urbankiz et la kizomba.


Où se déroulent vos cours ?

Les cours de danses indiennes et Bollywood sont dispensés à Pau : à l’atelier Danza, à l’école Gaston Febus, à Ousse, à Coarraze mais également sur Biarritz. La rentrée a lieu en Septembre. Concernant les cours de kizomba, ils se déroulent au village de Ousse, les mercredis et jeudis. Je (Silvain) donne parfois des stages sur la côte Basque. Pour la kizomba, j’ai décidé pour cette année de proposer deux rentrées. La première a donc eu lieu en Septembre et la prochaine en Février. Le nombre d’étudiants est limité afin d’avoir un œil sur chaque élève. Je suis pointilleux et je veux que mes élèves sortent de leur saison en ayant réellement appris à danser. Je veux du résultat alors je donne tout ce que j’ai. Un dimanche par mois, je propose un atelier chorégraphique pour les participants au gala. La participation à cet évènement n’est pas obligatoire et c’est pour cela qu’on le prépare en dehors de cours.


Qu’est-ce que la danse représente pour vous ?

Pour moi, Silvain, c’est plus qu’un métier ou une passion, c’est un mode de vie et je dis toujours que le savoir n’a de valeur que s’il est partagé. La kizomba, c’est une histoire de pleine conscience, de confiance en soi et en l’autre. La danse, en général, c’est être libre, libre d’être qui l’on est et de l’assumer… Hormis en France, dans toutes les cultures du monde, les gens dansent ! Je pense que beaucoup d’hommes aimeraient pratiquer la danse mais la peur du jugement les freine…  Comme si la danse était réservée à une certaine population (J’ai 47 ans, père de 3 enfants et j’ai été militaire parachutiste pendant 20 ans alors je ne vois pas où est le problème). La danse est ouverte à toutes personnes ayant assez d’assurance en elles pour être qui elles sont. La kiz est une question d’empathie, de respect, d’esprit positif et de volonté. Quand je danse, je suis une meilleure personne.

Pour chacun d’entre vous, comment se déroulent les cours ? Justement, avez-vous beaucoup d’hommes dans vos cours ?

- Pour la danse indienne et le Bollywood, on apprend sur des chorégraphies que je crée la plupart du temps. Cela paraît très simple quand on le voit, pourtant, c’est loin de l’être. La danse demande pas mal de coordination. C’est un bon exercice de psycho-motricité en somme ! En Bollywood, j’ai (Delphine) des élèves de tout âge, dès 5 ans, il y a avec nous deux petits garçons mais aucun homme adulte. C’est plutôt rare de rencontrer des hommes, sauf des personnes proches de la culture indienne ou du monde de la danse.

- Moi (Silvain) j’ai une parité quasi parfaite, cela s’est fait petit à petit bien sûr. C’est comme dans la pratique de la danse ; même si j’ai appris auprès du plus grand, je reste toujours un débutant qui cherche à se dépasser.


Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter dans le futur ?

- Là, on pense beaucoup à notre Gala qui a lieu au mois de Mai au Palais Beaumont mais aussi à toutes les petites représentations que l’on va faire d’ici là. Moi (Delphine) personnellement, je fais déjà tout ce que j’ai envie et je suis comblée ! - J’aimerais vraiment pouvoir faire venir mon mentor, Alris et développer encore tous ces beaux projets. Que l’on continue à s’améliorer, à apprendre, tous ensemble !


En tout cas, lorsque l’on rencontre Delphine et Silvain, une chose est certaine, le partage est au rendez-vous. Deux âmes passionnées et passionnantes qui n’ont pas fini de nous faire bouger !


Crédit photo 1 : Pascal Photographie

FB : Sodade

Instant : sodage_bollywood_kizomba


Fiesta Mag #27

Par Emma Arrieudarré

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