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Kévin coach sportif

Avec la nouvelle année, viennent les bonnes résolutions. Ça tombe bien, aujourd’hui, on rencontre Kevin, coach sportif qui va nous aider à nous remettre en forme et nous offrir une belle leçon de résilience !

Salut Kévin, peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours ?

Salut la team Fiesta Mag’ !

Je m’appelle Kevin, j’ai 36 ans ; je suis coach sportif et j'ai monté mon studio de coaching chez moi, ll y a un an.


Avant ça, j'ai eu une salle de sport durant 6 ans, mais après le premier confinement, mon partenaire et moi avons décidé de vendre. Finalement, j’en ai profité pour me reconvertir en tant que coach pour pouvoir proposer quelque chose de qualité et accompagner vraiment les gens.


Comment se passent tes coachings ?

Je réalise des accompagnements à distance pour les personnes qui ne sont pas du coin ou qui ne souhaitent pas se déplacer par exemple. Lorsque les gens me contactent, j’échange avec eux, sur leurs objectifs, leur mode de vie, leur niveau… et là, je leur mets en place un programme d’entraînement et de diététique 100 % personnalisé.


Les personnes qui souhaitent être accompagnées en physique, viennent chez moi, au studio que j’ai installé à Lescar et l’on travaille ensemble. Là encore, avec un programme totalement personnalisé. J’ai vraiment des clients de tout type et c’est ce qui me plaît aussi. Ça va des sportifs qui veulent quelque chose de très intense, à des personnes qui souhaitent perdre du poids.

Mais aussi, des gens qui se remettent d’un cancer, et même des personnes âgées qui ont envie de rester en forme et toniques. Du coup, on se remet en question sans arrêt. Toutes les séances, et tous les accompagnements sont différents. Même sur la partie nutrition, je m’adapte énormément au quotidien de mes clients. Il y a ceux qui n’ont pas le temps de cuisiner, ceux qui mangent rapidement sur leur lieu de travail et n’ont pas accès à une cuisine. D'autres sont sur des horaires décalés et prennent leur repas de manière plus aléatoire… C’est vraiment passionnant.


Comment t’es tu retrouvé dans ce milieu-là ?

J’étais dans l’électrotechnique et je faisais du cyclisme à haut niveau. Puis j’ai eu un grave accident de moto. Je suis resté alité deux ans, j’ai passé six mois à l’hôpital et j’ai subi une douzaine d’opérations. Après cet accident, je ne pouvais plus faire de vélo, car je ne peux plus plier la jambe et que je marche avec difficulté quand même.


Durant ma rééducation, j’ai commencé la musculation et ça m’a vraiment plu. À ce même moment, j’ai repris mes études en électrotechnique sur Pau. Mais mon rêve, c’était vraiment d’ouvrir une salle et d’être coach sportif. Je ne me voyais pas rester dans un bureau durant des années pour essayer d’évoluer lentement…


Alors j’ai tout plaqué pour partir dans le sport. C’était un pari un peu fou, mais c’était vraiment mon truc le sport. Je me voyais vivre là-dedans jusqu’à la fin de mes jours. Aujourd’hui, je peux travailler 80 heures par semaine, ça ne me pose pas de problème, car j’adore ce que je fais. Avec cet accident, j’ai forcément changé ma façon de voir les choses. On n'a qu’une vie et il faut faire ce que l'on aime.


Tu as également récemment gagné les championnats du monde en bodybuilding, parle nous de cette aventure.

Oui, j’ai remporté les championnats dans la catégorie handisport, à Santa Suzanna, en Espagne. Tout le monde est assis. Il y a des personnes à qui il manque une cheville, d’autres qui sont en fauteuil en permanence... Mais au moins, nous sommes tous sur un pied d’égalité. Seul le buste est mesuré, mais c’est très bien pour moi. Si je concourais dans la catégorie standard, avec mes cicatrices et ma jambe, je serais déclassé de suite. Le moindre écart entre un bras et un autre, ou tout autre muscle est remarqué. Comme il ne s’agit que d’esthétique, tout est passé au crible. Du coup, avec la catégorie handisport, tout le monde peut concourir.

Comment as-tu commencé la compétition ?

J’ai démarré la pratique de la musculation en 2014, après mon accident et à l’époque, je ne faisais que 65 kilos, mais j’ai très vite progressé. Après cette épreuve, j’étais vraiment heureux de me remettre au sport malgré les courbatures, j’avais trouvé un exutoire. Après 8 ans de pratique, je me suis lancé dans la compétition. J’ai démarré par des petites compet’ où l’on portait des shorts assez longs, du coup, je pouvais être debout et l’on voyait assez peu ma jambe. Mais ce sont des catégories où il faut être assez léger et maintenant je suis beaucoup trop lourd.


J’ai dû passer dans la catégorie Bodybuilding et c’est là que je suis passé en handisport. Parfois, quand on a un handicap, c’est difficile de le montrer aux gens, mais j’ai dépassé ce stade. Maintenant, je relativise, j’ai eu une deuxième chance et c’est beau !


Quels sont tes projets d’avenir ?

D’abord continuer ce que je fais, de m’occuper des gens, parce que c’est vraiment ce que j’aime.

D’autant plus, que c’est plus souple que la salle et je peux gérer mon emploi du temps. C’est une vraie liberté.


Pour la compétition, je suis dans le circuit pro maintenant et je vais devoir me préparer pleinement. Je ne pense pas en refaire avant fin 2023 car c’est un vrai engagement. Les régimes sont assez épuisants et prennent beaucoup d’énergie. Pour la prochaine étape, il faut que je trouve des sponsors, car les compétitions sont sur d’autres continents. Ça demande un investissement et un budget plus conséquent. Mais je vais continuer sur cette lancée en tout cas !


Notre échange avec Kévin, nous a mis du baume au coeur. Une belle leçon de vie : un rêve devenu réalité, tout en surpassant des épreuves difficiles,


Kévin est un bel exemple à suivre !



Crédit photo : Unistelar


Fiesta Mag' #42


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